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Nature en ville Comment faire pousser et faire vivre la nature en ville ?

Aménagements paysagers

 
L’idéal de la nature en ville et de la nature à préserver est fortement ancré dans le projet métropolitain bordealais. Aquitanis, en inscrivant la culture de la nature dans son approche du développement durable prend pleinement part à ces enjeux et vaut « faire sa part » relever les enjeux de préservation de cette nature.

Depuis la seconde partie du XX éme siècle, l’urbanisme et l’architecture se sont désintéressés de l’espace non bâti.

L’espace public a été laissé aux mains de techniciens et ingénieurs spécialisés (voirie, réseaux). Les espaces vides et autres délaissés, sans fonction technique ont été qualifiés d’espaces verts.

Ils ont été aménagés par les agronomes formés aux  traditions agricoles et horticoles française.

Ces derniers s’accommodant mal de la valeur esthétique développée par la gestion écologique des espaces, ont reproduit une conception et une gestion très dirigée de la nature, empruntée à l’agriculture moderne. Une nature qui se doit d’être ordonnée, taillée et gérée à l’aide des produits  phytosanitaires, à la pointe de la technique.

Cette vision des paysages urbains d’après guerre a conduit à un traitement monotone de la question du paysage, un entretien strict pour une lecture d’un espace qui se doit d’être « propre ». Une nature dirigée mais polluée et dont la mono spécificité est la principale qualité.

Ce regard de l’homme sur la nature est en train d’évoluer et Aquitanis, par ses actions, accompagne ce mouvement.

Pour nous, le paysagiste n’ordonne pas la nature mais l’imite, facilite sa cohabitation  avec l’homme, réveil la sensibilité de l’homme envers la nature pour en renforcer son lien et l’amener à la respecter.

Cette attention à la nature s'inscarne dans des actions et des modes de faire d'Aquitanis. 

1.Les choix de conception

Lors de l’aménagement des espaces verts, en collaboration avec des paysagistes, Aquitanis préconise de rationaliser l’usage du végétal, par l’utilisation de plantes adaptées aux conditions du territoire (sol, climat, espace disponible, fréquentation) afin de limiter les besoins d’entretien et de respecter l’identité paysagère des lieux.

2.Le type d’entretien

Concernant l’entretien, les modes opératoires ont été redéfinis : tonte, gestion des déchets de taille, gestion différenciée des surfaces engazonnées, gestion de l’eau, non utilisation des produits phytosanitaires. Cela a permis la réalisation d’économies : 88% d’économies sur une année pour le recyclage des tontes sur place, 45% pour le broyage des tailles, dont le broyat est réutilisé en mulch et 93% pour la gestion différenciée des surfaces engazonnées et le fauchage de prairies fleuries. La sensibilisation des entreprises est primordiale pour faciliter la transition de leurs pratiques, tout en maîtrisant les coûts.

3.Les mesures spécifiques pour préserver la biodiversité

Au titre du plan d’action RSE « aménager et gérer les espaces paysagers en logique durable », aquitanis s’est engagé à supprimer progressivement l’utilisation de produits phytosanitaires. Les produits phytosanitaires engendrent des nuisances et présentent des risques de plusieurs ordres. Réduire, voire éviter leur emploi permet, d’une part, d’assurer la sécurité et la santé des personnels chargés de leur manipulation et des usagers des espaces paysagers et, d’autre part, de protéger l’environnement. Plus précisément, il s’agit de préserver la qualité de l’eau et de favoriser la biodiversité

La régie Espaces extérieurs d’aquitanis n’achète plus de produits phytosanitaires et elle n’en a consommé en 2015 qu’une quantité dérisoire. Depuis 2014, à Claveau (Bordeaux-Bacalan), nous expérimentons le zéro-phyto avec l’entreprise qui entretient les espaces verts dont aquitanis a la charge : plus aucun produit phytosanitaire n’est utilisé sur cette zone.

4.Gestion des arbres

L’arbre est un témoin de durabilité, qui souligne l’identité et l’histoire des parcs, places et quartiers. Le patrimoine arboré représente une richesse collective incontestable puisqu’il est au cœur d’un système d’interactions d’êtres vivants (rôle d’habitat, de nourrissage, de déplacements) et permet la préservation et la régénération des sols.

Les interventions de taille sur les arbres sont nécessaires, principalement pour répondre aux obligations liées aux activités urbaines (encombrement, sécurité, esthétique), mais l’objectif est d’assurer une bonne « cohabitation » entre les besoins humains, les exigences vitales de l’arbre et le respect de la niche écologique qu’il représente pour d’autres espèces.

Aquitanis a défini un plan de gestion des arbres, dans lequel chaque arbre est numéroté et répertorié. Les interventions programmées, résultante d’une démarche méthodique, sont sous-traitées à une entreprise spécialisée. Les tailles dites « radicales », « sévères » ou « drastiques » ont cédé la place à des méthodes « douces » ou « raisonnées », plus respectueuses du végétal et de ses cycles de vie (tous les 3 ans en moyenne). L’ONF suit par ailleurs la santé des arbres les plus anciens. La préservation du patrimoine arboré par l’emploi de techniques respectueuses et des observations régulières de l’état de santé des arbres permettent de constituer la base de la biodiversité dans les espaces verts des résidences.

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